Le thème de la sécurité s’invite une nouvelle fois dans la campagne municipale grenobloise. Dans un communiqué publié ce vendredi 20 février, Alain Carignon, tête de liste Réconcilier Grenoble, s’en prend à Laurence Ruffin, estimant que ses propositions "confirment son refus d’engager une quelconque politique de protection des Grenoblois".
L’ancien maire grenoblois critique notamment le positionnement de Laurence Ruffin sur la police municipale et la vidéoprotection. Selon lui, Grenoble ne compterait plus que "25 policiers en effectif opérationnel" et l’annonce d’un éventuel recrutement de 50 agents supplémentaires serait "sans financement prévisionnel".
Alain Carignon reproche également à Laurence Ruffin son opposition aux caméras de vidéoprotection, y compris place Saint-Bruno, ainsi qu’à l’armement de la police municipale. Il affirme que l’absence d’armement contraindrait les agents à exercer leur droit de retrait "dès qu’il y a danger", ce qui limiterait leur capacité d’intervention.
Autre point soulevé : le fonctionnement du centre de supervision urbain (CSU), que le candidat souhaite voir opérationnel 24 heures sur 24.
Le candidat évoque aussi la situation du Village Olympique, estimant que les policiers présents sur le terrain seraient dans l’impossibilité d’informer la police nationale "sous peine d’être en danger".
Alain Carignon considère que la poursuite de cette politique exposerait davantage les habitants aux risques de délinquance et évoque le départ de "5000 habitants de la classe moyenne" en dix ans.