La mort de Quentin à Lyon continue de provoquer des réactions politiques, y compris à Grenoble. Dans un communiqué publié ce mardi 17 février, Alain Carignon, candidat aux élections municipales grenobloises, demande officiellement au Conseil des ministres de prononcer la dissolution des “antifas”.
Dans son texte, l’ancien maire de Grenoble évoque le décès du jeune militant nationaliste, survenu après une violente agression à Lyon jeudi dernier. Il affirme que Quentin est décédé “sous les coups de nervis d’extrême gauche” et dénonce l’existence de groupes qu’il qualifie de “miliciens”, estimant qu’ils seraient encouragés par “une frange de la gauche radicale”.
Alain Carignon soutient que ces groupes “pullulent à Grenoble en toute impunité”, les accusant même d'être “logés dans des locaux qui appartiennent à la Ville”.
Le candidat interpelle directement la candidate d'Eric Piolle, Laurence Ruffin, ainsi que plusieurs élus locaux. Il lui demande de “se positionner et de rompre définitivement avec ce mouvement” antifa.
Alain Carignon va plus loin en réclamant une mesure nationale : “Je demande au Conseil des Ministres de prononcer la dissolution des antifas afin que la justice dispose des moyens de poursuivre les participants à ces organisations”. Il estime que ces groupes “menacent la démocratie et le pluralisme”.