Nouvel épisode de tension dans la campagne municipale grenobloise. Le collectif "Réconcilier Grenoble" affirme qu’une de ses militantes a été agressée samedi 7 février en centre-ville alors qu’elle collait des affiches pour la liste conduite par Alain Carignon.
Dans un communiqué diffusé ce mercredi, le collectif évoque des faits survenus vers 16h30 rue de Constantine, près de la Bourse du Travail. La victime, une retraitée identifiée par ses initiales A.D., indique avoir été prise à partie par un homme présenté comme un colleur d’affiches de La France insoumise.
Selon le procès-verbal de plainte cité par le collectif, l’homme lui aurait déclaré : "Il m’a informé apposer des affiches pour LFI et m’a dit qu’il ne laisserait pas coller pour 'Carignon'". La plaignante affirme également qu’il lui aurait lancé : "Il m’a aussi déclaré que j’étais musulmane et que je ne devrais pas faire cela, que je collais pour un escroc".
Le communiqué indique qu’il aurait ensuite saisi son caddie de courses et l’aurait jeté, brisant notamment un pot de miel dont le contenu se serait répandu sur les affiches. La militante déclare encore : "Il a ensuite craché à mes pieds, ses deux enfants qui doivent avoir 5 à 6 ans ont fait de même".
La victime a pris une photo de l’individu avant de déposer plainte lundi à l’hôtel de police, accompagnée d’un représentant de la liste d'Alain Carignon.
Le collectif dénonce une "escalade de la violence" dans la campagne municipale grenobloise. "La violence des propos de Laurence Ruffin et de nombre de candidats contre Alain Carignon finit par troubler des esprits faibles, qui reçoivent toutes ces déclarations comme autant d’appels à l’affrontement, y compris physique", regrette Thierry Aldeguer, porte-parole du candidat.
À ce stade, aucune réaction publique de La France insoumise ou des autres listes mentionnées n’a été communiquée. L’enquête devra désormais établir les faits et déterminer les responsabilités éventuelles.