Réalisé du 13 au 27 janvier auprès de 609 habitants par Ipsos BVA, il est enfin révélé ce mercredi 4 février.
Laurence Ruffin, successeure choisie par Eric Piolle à la tête de l'union de la gauche, arriverait en tête au premier tour avec 34% des voix.
Elle devancerait le candidat Alain Carignon. L'ancien maire de Grenoble, avec 25% d'intentions de vote, se qualifierait donc pour le second tour.
Ce pourrait aussi être le cas d'Allan Brunon, le candidat LFI, qui atteindrait la barre des 10% nécessaires pour convoquer une triangulaire. On imagine toutefois mal l'insoumis se maintenir au risque de faire perdre Laurence Ruffin.
Derrière, Romain Gentil (Place Publique, Equinoxe, PRG) et Valentin Gabriac (RN) arriveraient à 8% d'intentions de vote. Ils seraient suivis par Pierre-Edouard Cardinal (Renaissance-MoDem) et ses 6%, puis Hervé Gerbi (Horizons) 5%.
Enfin, Thomas Simon obtiendrait 2% d'intentions de vote, tandis que Baptiste Anglade (NPA) et Catherine Brun (LO) culmineraient chacun à 1%.
A noter que 9% des sondés n'ont pas exprimé d'intentions de vote.
Autre enseignement du sondage : la satisfaction générale à l'égard du travail de la municipalité sortante. Avec 55% de mécontents, et notamment 32% de très mécontents, le bilan d'Eric Piolle sera difficile à porter par Laurence Ruffin.
Alain Carignon apparaît clairement comme le grand gagnant de ce sondage, puisqu'il lui promet un duel avec la candidate écologiste, et lui offre le costume de leader de la droite et du centre. Bien que ce jeu de mathématiques ne se réalise jamais dans la vraie vie, le report total des voix du RN et des partis macronistes au second tour (environ 44%) lui permettraient de faire presque jeu égal avec Laurence Ruffin.