La préfecture de l’Isère a procédé ce jeudi 19 février au démantèlement du campement installé sur un terrain privé situé aux 6-8 rue Antoine-Polotti, à Grenoble.
Cette intervention fait suite à un arrêté pris par la Ville de Grenoble trois jours plus tôt, dans le cadre des pouvoirs de police du maire, afin de garantir "la sécurité, la salubrité et la tranquillité publiques". Selon les constats réalisés sur place, les conditions d’hygiène étaient fortement dégradées et plusieurs risques avaient été identifiés, notamment des dangers d’électrocution, d’intoxication et d’incendie.
À leur arrivée ce jeudi matin, les services de l’État ont constaté que le campement était déjà vide.
Avant l’opération, la préfecture indique avoir mobilisé pendant plusieurs semaines différents partenaires institutionnels : le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Grenoble, Grenoble Alpes Métropole, la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) ainsi que le Conseil départemental.
Un diagnostic partagé de la situation individuelle des 46 occupants présents sur le campement avait été réalisé. Pour chaque ménage, une proposition de prise en charge adaptée, sur le plan social et en matière d’hébergement ou de logement, avait été formulée.
À la suite du démantèlement, une opération de nettoyage et de sécurisation du site a été menée par les services municipaux.
L’évacuation de ce campement intervient dans un contexte de gestion régulière des installations précaires sur le territoire grenoblois, entre impératifs de sécurité publique et enjeux d’accompagnement social des personnes concernées.