En annonçant leur ralliement à la liste "Réconcilier Grenoble" d'Alain Carignon, Pierre-Edouard Cardinal, jusqu'à présent candidat centriste, l’ex-députée (Renaissance) Emilie Chalas et la représentante du MoDem confortent la dynamique du leader de l’opposition.
Alain Carignon réussit une large union avant le premier tour qui le créditait de 25% des suffrages selon le sondage IPSOS/Le Dauphiné Libéré.
En s’élargissant, l'ancien maire grenoblois conforte son statut qui le plaçait comme seule alternative à la candidate de la municipalité écologiste sortante, Laurence Ruffin qui a présenté jeudi sa liste, en cherchant à prendre ses distances avec Eric Piolle, qui l’a pourtant choisie.
D’autres listes comme celle du RN est créditée de 8% dans le sondage et une liste conduite par l'avocat Hervé Gerbi de 5%. La question de son maintien est aussi probablement posée.
En effet, les listes n’obtenant pas 10% de suffrages ne peuvent pas se présenter au second tour et celles à moins de 5% ne sont pas remboursées de leurs frais.
Le duel que GrenobleMag avait annoncé dans son propre sondage l'an dernier se déroulera bien et il n’y a probablement plus d’espace entre les listes Ruffin et Carignon incarnant une forme de continuité municipale et un changement d’orientation.
Une incertitude demeure à gauche avec la candidature de Allan Brunon (LFI) crédité de 10% des suffrages : se rangera t-il derrière Laurence Ruffin avec le PS et Place Publique alors qu’il multiplie les critiques sur le bilan municipal ?
Ce rassemblement à droite et au centre ouvre une nouvelle phase de la campagne municipale à une quarantaine de jours du premier tour.