À l’approche des élections municipales de mars 2026, la question de la condition animale s’invite dans la campagne grenobloise. L’association L214 annonce une mobilisation ce samedi 14 février à Grenoble, dans le cadre d’une action nationale menée simultanément dans 35 villes.
L’objectif affiché est d’interpeller les candidats sur leur engagement — ou leur absence d’engagement — en faveur de la réduction du nombre d’animaux tués pour la consommation alimentaire de la ville. Cette mobilisation s’inscrit dans la campagne baptisée "Le Sauvetage du siècle", portée par l’association.
Selon les chiffres avancés par L214, 63 millions d’animaux ont été tués pour l’alimentation de Grenoble depuis le début du mandat municipal en 2020. "Chaque minute qui passe, 20 animaux sont abattus pour l’alimentation de Grenoble", souligne l’association dans son communiqué.
À un mois du scrutin municipal, L214 appelle les candidats à faire mieux que lors du mandat précédent et à se positionner clairement sur ces enjeux.
Pour rendre visibles ces données, les bénévoles de L214 organiseront une action symbolique ce samedi 14 février, place Félix-Poulat, de 14h30 à 17h. Ils mettront en place un compteur humain faisant défiler en temps réel le nombre d’animaux tués pour la consommation alimentaire grenobloise depuis 2020.
Des panneaux et banderoles accompagneront le dispositif afin, selon l’association, d’inciter les candidats à "ne pas détourner le regard face à cette hécatombe".
Une attente citoyenne mise en avant
L214 s’appuie également sur des données d’opinion pour justifier son interpellation. L’association rappelle que 65% des Français estiment pertinent et souhaitable de réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour l’alimentation. Par ailleurs, 8 Français sur 10, toutes sensibilités politiques confondues, se déclarent opposés à l’élevage intensif et favorables à son interdiction.
Dans ce contexte, L214 appelle plusieurs candidats grenoblois — Alain Carignon, Hervé Gerbi, Romain Gentil, Catherine Brun, Baptiste Anglade et Valentin Gabriac — à signer la charte du Sauvetage du siècle, déjà signée par Allan Brunon et Laurence Ruffin.
Cette charte prévoit notamment l’instauration de deux journées végétariennes hebdomadaires dans les cantines scolaires, l’exclusion progressive des produits issus de l’élevage intensif et de la pisciculture des achats publics, ainsi que la présence systématique d’une offre végétale lors des réceptions officielles de la ville.