Mais ce lundi 19 janvier, dans l'antre du GF38, Alain Carignon a réussi le tour de force de réunir 1200 Grenoblois pour présenter les "vœux du changement".
Candidat aux municipales avec la liste Réconcilier Grenoble, l'ancien maire a évidemment mis la pression sur sa rivale Laurence Ruffin, qui tiendra son meeting ce vendredi avec Benoît Hamon à la Maison du Tourisme, dans une salle à la capacité n'excédant pas 180 places...
Faisant sans conteste la course en tête de la mobilisation, Alain Carignon espère concrétiser cet engouement dans les urnes le 15 mars. Il a été particulièrement offensif en fustigeant la candidate écologiste "présente sur le territoire depuis 20 ans, qui a préféré voyager plutôt que défendre les Grenoblois pour lesquels elle n’a jamais levé le petit doigt et qui prétend maintenant que c’est sa ville de cœur".
Il a également mis en cause tous ses concurrents "qui découvrent la sécurité, les impôts, la propreté avec les élections". "Mais où étaient-ils pendant 6 ans, quand nous appelions à manifester contre la hausse d’impôts, contre l’autorisation du burkini, quand nous réclamions les caméras de vidéoprotection, quand nous défendions les policiers municipaux concernés ? On ne les a jamais vus", fustigeait Alain Carignon.
Pour lui, "Grenoble n’a pas besoin de déclaration d’amour, mais de preuves d’amour... Ils n’en n’ont jamais donné".
À Grenoble, la campagne prend un tour passionnant. Et certains à droite et au centre rêvent de faire mentir les sondages promettant une reconduction de la gauche.