Dans un communiqué diffusé ce mardi 27 janvier, le collectif Réconcilier Grenoble et son candidat aux municipales, Alain Carignon, s’appuient sur le constat du procureur pour contester la communication de la majorité en place sur l’état du parc de caméras dans la ville.
Lors de l'audience solennelle du tribunal judiciaire, Etienne Manteaux a indiqué qu’il ne resterait qu’une vingtaine de caméras de vidéoprotection réellement exploitables par les enquêteurs à Grenoble. Un chiffre très éloigné de celui avancé jusqu’ici par l’exécutif municipal et sa candidate, qui évoquaient encore récemment "de l’ordre d’une centaine" de caméras en fonctionnement.
Pour l’opposition, cette situation illustre une politique sécuritaire jugée défaillante. Alain Carignon parle d’une "misère grenobloise organisée et voulue", estimant que la faiblesse du dispositif de vidéoprotection contribuerait à laisser prospérer une délinquance déjà élevée par rapport aux autres grandes villes françaises. L'ancien maire va jusqu’à évoquer une forme de "non-assistance à Grenoblois en danger", compte tenu des conséquences supposées sur la sécurité quotidienne.
Le communiqué rappelle également qu’une proposition de financement régional, à hauteur de deux millions d’euros pour l’installation de nouvelles caméras, avait été formulée par le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, avant d’être refusée par la municipalité grenobloise.
Face à ce constat, le collectif Réconcilier Grenoble avance une contre-proposition : le déploiement rapide de 350 caméras de vidéoprotection, reliées à un centre de supervision opérationnel en continu, et adossées à une police municipale armée et renforcée.