Car dans le Dauphiné Libéré, la Ville de Grenoble reconnaît autoriser des femmes à se baigner en burkini dans ses bassins municipaux.
Dans un communiqué, le collectif Réconcilier Grenoble et son candidat aux municipales 2026, Alain Carignon, ripostent et accusent la majorité sortante d’avoir contourné une décision du Conseil d’État pour autoriser à nouveau le port de cette tenue dans les piscines.
Le collectif affirme avoir obtenu, par le passé, une condamnation "sans équivoque" de la délibération municipale permettant le burkini, rappelant que le Conseil d’État avait jugé que la modification du règlement intérieur des piscines ne poursuivait pas un objectif d’hygiène ou de sécurité, mais visait à satisfaire une revendication de nature religieuse. La haute juridiction administrative avait alors estimé que cette adaptation créait une dérogation à la règle commune pour une catégorie d’usagers, en contradiction avec le principe de neutralité du service public.
Selon Réconcilier Grenoble, la municipalité dirigée par Éric Piolle aurait depuis "détourné la loi" afin de permettre de nouveau l’accès aux piscines en burkini, malgré l’attente d’un jugement au fond. Le communiqué met également en cause la candidate de la majorité municipale, Laurence Ruffin, accusée de s’inscrire dans cette orientation.
Le collectif dénonce une rupture avec les principes de laïcité, qu’il attribue à une logique de "clientélisme électoral", et annonce qu’en cas de victoire aux élections municipales de 2026, il mettra fin à ce qu’il qualifie de "détournement de la loi". Alain Carignon s’engage à appliquer "l’esprit et la lettre" de la décision du Conseil d’État, en interdisant immédiatement le burkini dans les piscines municipales de Grenoble.