Dans un communiqué au ton offensif, Alain Carignon, ancien maire de Grenoble et candidat aux élections municipales, accuse la majorité actuelle de "non-assistance à Grenoblois en danger" sur la question de la sécurité.
Au cœur de la polémique : le refus persistant du maire écologiste Éric Piolle d’équiper la police municipale d’armes de catégorie B1. L’Union syndicale des policiers municipaux et des agents de prévention et de médiation a ainsi déposé un recours devant le tribunal administratif de Grenoble, contestant l’absence d’analyse actualisée des risques encourus par les agents, pourtant obligatoire pour les maires.
Selon le communiqué, cette position aurait entraîné une désorganisation profonde de la police municipale. Sur les 50 policiers municipaux théoriquement en poste, seuls 25 seraient aujourd’hui opérationnels, certains agents ayant exercé leur droit de retrait ou quitté la collectivité. Les syndicats évoquent un climat d’insécurité renforcé depuis la mort de Lilian Dejean, policier municipal tué par un délinquant, événement cité comme élément déclencheur de la mobilisation.
Alain Carignon cible également la candidate de la majorité municipale, Laurence Ruffin, accusée de maintenir une ligne "idéologique" qui, selon lui, limiterait la présence de la police municipale sur le terrain. Il estime que cette situation "accroît les risques pour tous les Grenoblois", dans une ville qu’il qualifie de touchée par une "délinquance endémique".
S’il était élu en mars, le candidat annonce vouloir armer la police municipale, déployer un réseau de vidéoprotection et créer un poste de commandement opérationnel fonctionnant 24h/24, avec l’objectif affiché de faire sortir Grenoble des villes les plus touchées par la délinquance rapportée au nombre d’habitants.