"Un échec collectif" : pourquoi Grenoble change de cap après la débâcle en finale

"Un échec collectif" : pourquoi Grenoble change de cap après la débâcle en finale
DR Fabien Baldino

Le choc était encore brûlant.

Deux jours après la lourde défaite en finale de la Coupe de France face à Rouen Dragons (6-1), les Brûleurs de Loups de Grenoble annoncent un tournant majeur ce mardi 3 février : la mise en retrait de leur entraîneur principal, Per Hanberg.

La décision a été officialisée par le président du club, Jacques Reboh, dans un communiqué empreint de gravité et d’émotion. "C’est le cœur lourd, avec beaucoup d’émotion, mais aussi avec le sens des responsabilités que m’impose ma fonction, que j’ai dû prendre l’une des décisions les plus difficiles depuis que je préside ce club", écrit-il.

Arrivé il y a une saison et demie sur le banc grenoblois, Per Hanberg avait insufflé une nouvelle énergie au club isérois, avec des résultats et des émotions fortes. "Per a profondément marqué notre club. Il nous a apporté un souffle nouveau, une énergie positive, une vision bienveillante et, surtout, des résultats", rappelle Jacques Reboh.

Mais ces dernières semaines, la mécanique s’est grippée. Le président évoque une usure progressive : "Une fatigue, une forme de léthargie s’est installée, jusqu’à ce dimanche, lors de cette finale de Coupe de France, qui restera comme un immense moment de frustration et de douleur pour tous".

La défaite face aux Dragons de Rouen, sur le score sans appel de 6-1, a agi comme un révélateur brutal d’un malaise plus profond.

"Un échec collectif", insiste le président

Jacques Reboh tient toutefois à dégager l’entraîneur de toute responsabilité exclusive. "Ce match, comme la situation actuelle, est avant tout un échec collectif. Les responsabilités sont partagées et personne ne peut s’en exonérer", souligne-t-il.

Malgré cette reconnaissance, le président assume un choix difficile : "Même si je sais que cette décision n’est peut-être pas la plus juste sur le plan humain, elle m’apparaît comme la seule possible pour tenter de rallumer cette flamme qui nous a tant fait vibrer".

À huit journées de la fin de la saison régulière, Grenoble joue gros. Le club, tenant du titre, veut se donner les moyens d’aborder les playoffs dans les meilleures conditions. "Il reste 8 rencontres avant les playoffs, et chaque match sera crucial", rappelle Jacques Reboh, qui évoque une véritable partie d’échecs à venir.

Dans les prochaines heures, Jérôme Perez, manager sportif du club, doit présenter le nouvel organigramme et les orientations retenues pour la fin de saison.

Dès vendredi, face à Anglet, les Brûleurs de Loups devront montrer leur capacité à se relever. "Je crois profondément en ce groupe, en son caractère et en sa capacité à se relever", conclut Jacques Reboh, appelant au soutien du public grenoblois pour écrire une nouvelle page de l’histoire du club.

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