Et le procureur de la République de Grenoble l'a regretté ce lundi 26 janvier lors de l'audience solennelle du tribunal judiciaire grenoblois.
"Les défis à relever à Grenoble pour l’institution judiciaire sont nombreux et redoutables", a déclaré celui qui a succédé à Eric Vaillant l'an dernier, mais qui a déjà fait face à de nombreuses fusillades mortelles dans l'agglomération.
Etienne Manteaux a ainsi critiqué sa relation professionnelle avec la mairie écologiste d'Eric Piolle, sur le volet de la vidéosurveillance.
"À Échirolles, à Saint-Martin-d’Hères et dans toutes les communes entourant Grenoble, les mairies travaillent de concert avec la police et la gendarmerie afin de mieux mailler leur territoire de caméras pour faciliter l’élucidation des crimes et délits. Je regrette qu’il n’en soit pas de même à Grenoble ou actuellement sur la voie publique. En dehors des caméras protégeant les bâtiments de la ville, seules 20 caméras fournissent des images utiles aux enquêteurs à Grenoble", a-t-il ainsi lancé à l'assemblée selon le Dauphiné Libéré.
Le procureur reconnaissait même un "constat désolant", celui que les enquêteurs "travaillent bien souvent à l'aveugle pour reconstituer l'itinéraire de fuite des criminels" et que les "espoirs d'élucidation sont très faibles" en cas d'absence d'ADN ou de témoin.
Les élections municipales de mars, et le départ d'Eric Piolle, seront-elles l'occasion d'un changement dans la collaboration mairie-police ?