En récupérant les restes de la grenade jetée par un homme au visage dissimulé le 6 février dernier, les enquêteurs ne pensaient pas arriver à la conclusion suivante. Et pourtant, comme le révèle le Dauphiné Libéré, l'engin était bien issu de stocks militaires, probablement de l'ex-Yougoslavie, et surtout il était létal.
Dans un premier temps, ils imaginaient que le faible bilan de l'explosion dans cet institut de beauté du boulevard Gambetta - six blessés dont un enfant - impliquait forcément un engin artisanal ne risquant pas de provoquer la mort.
Nos confrères avancent que les personnes présentes dans l'établissement ont eu beaucoup de chance. Car la grenade aurait atterri au pied d'un escalier en colimaçon, les projections de billes d'acier auraient alors été contenues par les marches de ce dernier.
La scène ayant été filmée, les deux suspects de cette tentative d'intimidation qui dérape sont toujours activement recherchés.