Alors que les fusillades s'enchaînent dans la capitale des Alpes, avec un nouveau mort ce week-end place Notre-Dame, l'opposition appelle à un sursaut politique. Dans un courrier adressé ce dimanche 12 avril à Gaëtan Monot, le groupe Réconcilier Grenoble de Clément Chappet interpelle le nouvel adjoint à la Prévention et à la Sécurité sur la situation de la ville.
Les élus grenoblois évoquent une "grave crise sécuritaire" et appelle la nouvelle municipalité de Laurence Ruffin à changer de stratégie.
L’opposition s’appuie sur plusieurs faits récents pour appuyer son analyse : fusillade à la Villeneuve, agression au couteau près d’un point de deal ou encore homicide place Notre-Dame. Elle affirme que ces événements illustrent une dégradation continue de la sécurité à Grenoble.
Le courrier avance également des chiffres sur la période 2016-2024 : +40 % pour les coups et blessures volontaires, +50 % pour les vols avec arme, +135 % pour les vols dans les véhicules et +290 % pour le trafic de stupéfiants.
Le groupe Réconcilier Grenoble accuse les précédents mandats menés par Éric Piolle d’avoir fait preuve de "déni" face à l’insécurité. Et estime que la nouvelle maire Laurence Ruffin s’inscrit dans la continuité de cette politique.
Des propositions pour "casser l’emprise de la délinquance"
Dans ce courrier, l’opposition met en avant plusieurs mesures comme l'armement de la police municipale et recrutement de 150 agents, le déploiement de la vidéoprotection avec un centre opérationnel 24h/24, la création d’un numéro d’alerte pour signaler les délits en temps réel, les expulsions de logements sociaux pour les personnes condamnées pour trafic de drogue et le renforcement de la prévention auprès des jeunes.
Malgré ses attaques, l’opposition affirme vouloir travailler avec la majorité sur ces questions, estimant que "la situation est trop grave" pour rester dans une logique d’affrontement politique.