C’était une promesse de campagne qui avait beaucoup fait réagir. Elle devient désormais réalité.
La Ville de Grenoble organisera sa première baignade encadrée dans l’Isère le 29 août prochain, au niveau des quais Saint-Laurent, a annoncé la municipalité.
Un événement présenté comme un premier test grandeur nature, pensé pour être "encadré et sécurisé", alors que jusqu’ici une telle pratique était jugée trop dangereuse en raison du courant du fleuve.
Selon Vincent Berlandis, l'adjoint chargé notamment de la transformation de l’action publique, les conditions techniques permettent désormais d’envisager ce premier rendez-vous.
L’objectif affiché par la municipalité est double : offrir un nouvel accès à l’eau en période de fortes chaleurs, tout en évitant des baignades sauvages non sécurisées.
Pour la maire de Grenoble Laurence Ruffin, élue au printemps, cette initiative dépasse largement le symbole.
"Cette baignade a fait le buzz pendant la campagne, mais c’est bien une politique d’anticipation", assume l’édile.
Face aux épisodes de canicule appelés à se multiplier, la municipalité estime que les habitants chercheront de plus en plus spontanément à se rafraîchir dans les cours d’eau urbains.
"À l’avenir, quand il fera très chaud, les personnes vont se baigner d’elles-mêmes dans ces cours d’eau. Mais c’est risqué avec le courant, alors nous voulons prendre les devants en encadrant des baignades", défend Laurence Ruffin.
Outre ce "grand splash", la municipalité iséroise souhaite notamment renforcer les espaces de fraîcheur en ville, développer les zones ombragées et élargir l’accès à des équipements comme la piscine Jean-Bron.
Reste désormais à voir si ce premier bain collectif dans l’Isère séduira les Grenoblois… et s’il ouvrira la voie à une pratique plus régulière dans les années à venir.