Le ton est monté d’un cran au conseil municipal de Grenoble. Lors de la séance d'installation de la nouvelle maire Laurence Ruffin ce vendredi, des propos particulièrement virulents ont déclenché une polémique politique majeure au sein de l’assemblée.
En cause, les déclarations attribuées à Allan Brunon, qui aurait qualifié des élus d’opposition de "bande de nazis", avant de réitérer en parlant de "néonazis".
Dans un courrier adressé à la maire écologiste, le groupe de Clément Chappet, Réconcilier Grenoble, dénonce des propos "particulièrement graves" qui "excèdent manifestement le cadre du débat démocratique".
Les élus visés évoquent une atteinte directe à leur honneur et à leur dignité, estimant que "le seuil de l’injure" a été franchi pour la première fois au sein de l’assemblée.
Face à la gravité des propos, le groupe d’opposition porté au conseil par Alain Carignon annonce son intention de déposer plainte.
Selon eux, ces déclarations pourraient relever de l’injure publique envers des élus dans l’exercice de leurs fonctions, une infraction passible de sanctions pénales. Et rappellent également que ce type de référence à des idéologies criminelles constitue "une atteinte grave à l’honneur et à la considération".
Dans ce courrier, les élus demandent aussi à la maire de Grenoble d’intervenir. Ils appellent à un rappel formel des règles de respect en conseil municipal et à l’usage des prérogatives de police de l’assemblée pour éviter de nouveaux débordements de la part des insoumis.
Une copie du courrier a également été transmise à la préfète de l’Isère.
À Grenoble, cet épisode marque un nouveau point de tension dans une vie politique déjà tendue. Reste désormais à savoir quelles suites seront données, tant sur le plan judiciaire que politique.