La tension n'est pas retombée au sein du nouveau conseil municipal de Grenoble. Dans un courrier adressé à la maire Laurence Ruffin, le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble de Clément Chappet dénonce un possible accord politique avec la France insoumise autour de la commission des finances.
Selon les élus, un "accord électoral" aurait été conclu pour confier la présidence de cette commission stratégique à Allan Brunon, président du groupe LFI au conseil municipal.
Un choix vivement contesté par les élus signataires, qui estiment que LFI ne peut être considérée comme une véritable force d’opposition. Car si les insoumis se revendiquent désormais de l'opposition, en groupe autonome, ils ont été élus sur la liste de Laurence Ruffin après une "fusion technique" pour le second tour.
Dans leur courrier, les élus du groupe de Clément Chappet dénoncent un "déni démocratique".
Ils estiment que confier la commission des finances, chargée de contrôler l’utilisation de l’argent public, à un groupe issu de la majorité reviendrait à affaiblir le rôle de contre-pouvoir. "Cela priverait la seule force d’opposition consacrée par les Grenoblois de tout regard effectif sur les finances de la Ville", écrivent-ils.
Clément Chappet demande officiellement à la maire de démentir l’existence de cet accord et réclame également que la présidence de la commission des finances lui soit confiée, au nom du pluralisme et de l’équilibre démocratique.
À Grenoble, la composition des commissions municipales devient déjà un enjeu politique majeur. Reste à savoir si la majorité confirmera — ou non — les accusations formulées par l’opposition.