Dans un message publié ce mercredi 27 mai, Clément Chappet, président du groupe d’opposition Réconcilier Grenoble, dénonce une aggravation des violences liées aux trafics de drogue dans la ville, après plusieurs fusillades survenues ces derniers mois.
L’élu emploie une formule choc, affirmant que "Grenoble se mexicanise", en référence à la multiplication des règlements de comptes armés liés aux réseaux criminels.
Dans sa prise de parole, Clément Chappet évoque "sept morts en quelques mois" dans le cadre de la guerre des gangs pour le contrôle des points de deal, estimant que ces violences exposent désormais directement les habitants au risque de "balles perdues".
L’opposant cite notamment le quartier Hoche, où il affirme que des offres de recrutement de dealers seraient affichées publiquement, dénonçant un sentiment d’impunité grandissant parmi les trafiquants.
Cette réaction intervient alors qu’une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, présentée comme une revendication de la récente fusillade du quartier Mistral, fait actuellement l’objet de vérifications par les enquêteurs.
Des critiques contre la majorité municipale
Clément Chappet reproche à la municipalité de ne pas prendre la mesure de la situation sécuritaire.
Il critique notamment les annonces formulées lors du dernier conseil municipal, pointant ce qu’il présente comme l’unique réponse avancée par l’adjoint à la sécurité : la mise en place d’un "groupe local de traitement de la délinquance", jugé insuffisant par l’opposition.
L’élu accuse également la maire de Grenoble, Laurence Ruffin, de rejeter systématiquement plusieurs propositions défendues par son groupe, parmi lesquelles l’armement de la police municipale, le renforcement de la vidéoprotection avec un centre de supervision opérationnel permanent, ou encore l’expulsion de dealers condamnés de logements sociaux.
Dans son message, Clément Chappet établit aussi un parallèle politique avec l’ancien maire écologiste Éric Piolle, accusant la majorité actuelle de poursuivre une ligne de refus des mesures sécuritaires.
Il cible également La France insoumise, alliée de la majorité municipale, qu’il accuse de minimiser les enjeux liés au narcotrafic.
Enfin, l’opposant ironise sur une récente étude internationale citée par la municipalité plaçant Grenoble parmi les villes les plus heureuses du monde, y voyant un symbole de "déconnexion" face au climat sécuritaire local.