Le jugement rendu dans le dossier de l’effondrement de la montagne à La Rivière continue de faire réagir en Isère.
Dans un communiqué publié ce mercredi 27 mai, les élus écologistes Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, Thierry Badouard, conseiller départemental, et Myriam Laidouni, conseillère régionale, évoquent une décision de justice qui met en évidence ce qu’ils qualifient de "risque réglementé".
Lors du procès, rappelle le communiqué, l’avocat de France Nature Environnement, partie impliquée dans le dossier, avait présenté l’affaire comme "le procès du risque réglementé", soulignant selon eux les limites d’un cadre administratif qui n’aurait pas permis d’éviter l’accident.
Si le tribunal a condamné deux responsables de la carrière concernée, les élus écologistes estiment toutefois que la décision ne doit pas faire oublier une chaîne de responsabilités plus large, impliquant aussi bien des acteurs économiques, dont Eiffage, que certains acteurs institutionnels.
L’effondrement de la falaise, qui n’avait fait aucune victime, avait néanmoins profondément bouleversé le quotidien des habitants du secteur, avec d’importantes perturbations sur les mobilités et l’environnement local.
Les élus apportent leur soutien aux habitants touchés, ainsi qu’à l’association La Montagne gronde, partie civile dans l’affaire, et aux communes de Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté concernées par les conséquences du sinistre.
Les écologistes réclament un geste d’Eiffage
Au-delà des responsabilités pénales, les signataires du communiqué réclament désormais la gratuité de la portion d’autoroute A49 entre Saint-Marcellin et Voreppe, prise en charge par Eiffage, concessionnaire via sa filiale AREA, estimant qu’un "geste de réparation" serait désormais attendu.
Ils évoquent également la possibilité de nouvelles procédures civiles ou administratives, afin de faire reconnaître d’éventuelles négligences dans la gestion du site de la carrière de La Rivière.
Plus largement, les élus écologistes demandent une révision du cadre réglementaire des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), afin de renforcer la prévention des risques industriels et environnementaux.
Pour eux, ce jugement doit marquer "un point d’inflexion" vers une gestion jugée plus rigoureuse, transparente et responsable des risques.