Dans un communiqué diffusé ce vendredi 22 mai, le groupe Réconcilier Grenoble s’en prend vivement au bilan des 100 premiers jours de mandat de la maire Laurence Ruffin, présenté la veille devant la presse. Les élus dénoncent "100 jours de postures et 0 réponse aux urgences de la ville", accusant la municipalité de privilégier la communication aux mesures concrètes.
Le groupe mené par Clément Chappet reproche à la majorité municipale de ne pas avoir répondu à ses propositions en matière de sécurité, parmi lesquelles l’armement de la police municipale, le développement de la vidéoprotection, la création d’un numéro d’alerte ou encore l’expulsion de trafiquants de logements sociaux.
L’opposition critique également le projet de "pacte de coopération républicain de sécurité locale", évoqué par Laurence Ruffin, estimant qu’il s’agit d’un fonctionnement déjà existant et insuffisant face à la situation locale.
Sur le plan économique, Réconcilier Grenoble dénonce une absence de stratégie pour lutter contre la vacance commerciale du centre-ville et juge symbolique l’annonce d’une "rue colorée", présentée par la municipalité. Les élus regrettent aussi le manque de mesures concernant la propreté, le stationnement ou l’accessibilité.
Le groupe critique par ailleurs le silence supposé de la majorité sur la situation financière de la ville, évoquant un "mur financier" hérité, selon lui, des années Piolle, avec un risque futur de hausse d’impôts si les dépenses ne sont pas maîtrisées.
Plus largement, les élus d’opposition accusent la maire de recycler des dispositifs déjà existants et de multiplier les annonces sans effets immédiats, citant notamment la brigade de réquisition de logements vacants, qui ne serait pas encore opérationnelle, ou les réflexions engagées autour du centre de santé Saint-Bruno.
"Les Grenoblois ont besoin d’actes et Grenoble a besoin d’une maire. Maintenant", conclut Réconcilier Grenoble.