Si 6774 voix ont séparé Laurence Ruffin d'Alain Carignon au second tour des élections municipales à Grenoble, le camp de Réconcilier Grenoble, aujourd'hui présidé par Clément Chappet, ne compte pas s'avouer définitivement vaincu.
Comme promis par l'ancien maire, de nombreuses irrégularités relevées ont fait l'objet d'un recours présenté à la presse ce lundi 30 mars par le nouveau président du groupe d'opposition.
En premier lieu, les insultes et les accusations diffamatoires récoltées pendant la campagne ont été recensées. "Ce sont des faits qui sont faux et qui sont de nature à créer une sorte de poison dans l’esprit des gens, les inciter à ne pas venir voter ou à voter contre Alain Carignon", a indiqué l'avocat Bernard Boulloud, rappelant que le candidat avait été traité de "voleur" et de "corrompu", y compris lors de la marche contre le racisme le samedi précédent le second tour. "Cette manifestation a pu faire pencher le scrutin", relève également l'avocat de Réconcilier Grenoble.
Au total, 44 pièces ont été versées au dossier transmis au tribunal administratif de Grenoble, et notamment des tracts contre Alain Carignon distribués dans les boîtes aux lettres le jour de l'élection, ce qui est interdit.
Les juges administratifs estimeront-ils que sans ces actes dénoncés par Clément Chappet et ses troupes, l'issue du scrutin aurait été différente dans la capitale des Alpes ? Réponse d'ici cet été.