On le savait à l'avance que ce scrutin serait serré. Mais pas qu'à l'issue de la journée, et même de la soirée, aucune fumée blanche ne serait visible.
C'est pourtant le constat inquiétant : ce jeudi soir, Grenoble Alpes Métropole n'a pas de président.
Il y a eu au total une dizaine de suspensions de séance, permettant aux conseillers de négocier, de pousser les autres candidats à se rallier, à retirer leur candidature.
Trois tours n'ont pas permis aux élus de se départager. Au premier tour, le maire de Jarrie Raphaël Guerrero obtenait 50 voix devant le candidat de l'union de la gauche et maire de Seyssinet-Pariset, Guillaume Lissy et ses 47 voix.
Au second tour, Raphaël Guerrero était en tête avec 51 voix, devant Guillaume Lissy (47 voix) et Allan Brunon (8 voix).
Toujours pas ces fameuses 56 voix à atteindre pour être élu !
Et pas de troisième tour non plus. Alors que l'insoumis Allan Brunon acceptait de retirer sa candidature au profit de Guillaume Lissy, ce dernier était victime d'un malaise dans l'hémicycle vers 2h du matin, visiblement exténué par la tension qui régnait au siège de la Métropole.
De quoi obliger la présidente de séance à mettre un terme aux réjouissances politiques qui allaient aboutir au bout de la nuit.
Un nouveau conseil métropolitain a été fixé au jeudi 30 avril. Il faudra alors reprendre de zéro, avec de nouveau un premier tour. Reste à savoir si les négociations réalisées en urgence dans les couloirs de la Métropole seront toujours valables dans une semaine.