Le Rassemblement national et l’UDR veulent marquer les esprits dans l'agglomération grenobloise. A deux semaines du premier tour, le parti lepéniste annonce la présentation de listes dans trois communes majeures : Grenoble, Saint-Martin-d’Hères et Échirolles.
Pour le RN, cette implantation simultanée constitue une étape importante. Elle doit permettre, à terme, de former un groupe politique au sein de Grenoble-Alpes Métropole, l’intercommunalité qui regroupe les principales communes du territoire.
Selon le communiqué, des listes constituées à Domène et Seyssins se seraient également engagées à rejoindre ce futur groupe métropolitain si elles remportent les élections dans leur commune.
Le RN affirme vouloir incarner une alternative à la majorité actuelle, qu’il accuse de mener une gestion "dogmatique" et "idéologique". Le parti met en avant plusieurs priorités : sécurité, maîtrise des dépenses publiques, amélioration des services publics et politiques de mobilité jugées "pragmatiques".
Candidat à Grenoble avec la liste Grenoble Capitale des Alpes, Valentin Gabriac explique vouloir constituer un groupe d’opposition "vigilant, combatif et exigeant" au sein de la Métropole.
Dans son communiqué, il affirme que son mouvement entend examiner "chaque dossier" et "chaque ligne budgétaire" afin de défendre, selon lui, "le quotidien des habitants".
Le candidat appelle également les électeurs grenoblois à soutenir sa liste lors des municipales afin de "rompre" avec ce qu’il qualifie de "cartel des gauches" et avec les alliances entre droite et macronistes.