La bataille pour la présidence de la Métropole grenobloise est plus tendue qu'elle n'y paraît. En effet, sur 110 sièges - la majorité étant de 55 - la gauche compte 45 voix appartenant aux groupes Verts/PS/PC.
Or, pour gagner il faut grappiller 2 ou 3 suffrages auprès de Christophe Ferrari, le président sortant, et ses amis qui siègent désormais dans le groupe des petites communes - le plus nombreux - avec 31 membres. Ce même Christophe Ferrari qui a annoncé présenter un candidat choisi dans son entourage.
Mais ça ne suffirait pas. Il faut le soutien des 8 membres du groupe LFI pour passer la barre des 55 permettant d’apporter la présidence au candidat PS désigné par la gauche, Guillaume Lissy. Le maire de Seyssinet-Pariset traîne une casserole : en 2020, il avait voté pour les écologistes et n'avait pas soutenu en 2020 en ne soutenant pas le candidat du PS d’alors... Christophe Ferrari.
Cette configuration est plus qu’embarrassante, puisqu’elle dépend pour réussir d’Allan Brunon, le leader LFI local, qui a sauvé Laurence Ruffin au second tour des élections municipales grenobloises.
Le jeune insoumis va-t-il réitérer son opération en lui permettant de conquérir la Métropole, plaçant ensuite l’exécutif métropolitain à la merci du vote de son groupe, nécessaire pour atteindre la majorité ?
Après avoir réduit la majorité municipale grenobloise pour en faire la plus étroite de l’histoire de la ville et s'être félicité que la marge de manœuvre de la maire était très faible, Allan Brunon et ses 7 colistiers pèseraient d’un poids hors de proportions avec leur représentation électorale par rapport aux 110 conseillers métropolitains.
A moins que cette coalition ne trouve une feuille de route commune entre élus écologistes, socialistes, communistes, avec LFI, et ne s’assagisse avec l’exercice du pouvoir.