À deux mois de la présentation officielle des sites des Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises, l’Isère tente de se faire une place dans une organisation qui l’a jusqu’ici laissée de côté. Déjà attribuées à plusieurs territoires comme la Savoie, la Haute-Savoie ou encore les Alpes-Maritimes, les épreuves pourraient encore évoluer avant l’annonce finale prévue en juin.
Dans ce contexte incertain, des ajustements restent envisagés, notamment autour du pôle glace initialement prévu à Nice, qui pourrait finalement être déplacé à Lyon.
La maire de Chamrousse a officialisé la candidature de la station pour les Jeux paralympiques, en mettant en avant son enneigement fiable, ses infrastructures adaptées, ses projets d’hébergement et sa proximité avec Grenoble.
La concurrence s’annonce forte, notamment en Savoie, où Méribel, pourtant envisagée au départ, a montré peu d’intérêt après avoir été écartée des épreuves olympiques classiques.
Malgré ces incertitudes, certains signaux entretiennent l’espoir local. En mars dernier, les organisateurs avaient choisi Chamrousse pour accueillir le drapeau paralympique ainsi que la délégation française de retour des Jeux de Milan-Cortina.
La station s’appuie aussi sur son passé olympique hérité de 1968 et sur une nouvelle génération d’athlètes, à l’image de Léna Darmon, jeune espoir du paraski alpin, déjà titrée au niveau national et potentielle candidate aux premiers rôles en 2030.