Le FC Grenoble Rugby continue de peser lourd dans le paysage de la Pro D2. Dans son rapport annuel sur l’économie du rugby professionnel, l’Autorité de régulation du rugby place le club grenoblois parmi les locomotives financières du championnat, derrière les très gros bras que sont Brive et Provence Rugby.
Sur la saison 2024-2025, le FCG affiche un budget de 14,1 millions d’euros, ce qui le situe dans le haut du panier de la division. Côté activité, le club grenoblois a généré 13,3 millions d’euros de produits d’exploitation, là encore parmi les meilleurs niveaux de Pro D2.
Grenoble se distingue aussi les jours de match. Le rapport souligne que le FCG fait partie des cinq clubs qui captent à eux seuls près de la moitié des recettes de billetterie de la Pro D2. Mieux : ses recettes matches ont bondi de 49,5 % sur un an, l’une des plus fortes progressions de la division.
Mais derrière cette puissance commerciale, les comptes ne sont pas encore revenus à l’équilibre. Le résultat d’exploitation du FCG reste légèrement négatif, à -53 000 euros, un déficit limité mais réel. En net, le club termine aussi dans le rouge, à -403 000 euros.
Le tableau n’est toutefois pas noir pour autant. La situation nette retraitée du club atteint 2,25 millions d’euros, en hausse par rapport à la saison précédente, signe d’une structure qui tient debout dans une division où beaucoup de clubs restent fragiles.
Le rapport le dit en creux : Grenoble fait partie des places fortes économiques de Pro D2, capable d’attirer du public et de générer du revenu. Mais comme beaucoup d’ambitieux dans cette division, le club n’a pas encore trouvé la formule pour transformer cette dynamique en véritable équilibre comptable.