Après plus d’une décennie à la tête de Grenoble Alpes Métropole, Christophe Ferrari annonce qu’il ne sollicitera pas un nouveau mandat lors de l’élection prévue ce jeudi 23 avril.
Dans une déclaration dimanche, le maire du Pont-de-Claix juge qu’un rassemblement est impossible et appelle à la responsabilité collective pour éviter un blocage.
À ses yeux, la situation actuelle expose la collectivité à un risque majeur de paralysie. Il souligne que, malgré une majorité globale à gauche, celle-ci apparaît fragmentée, notamment depuis la constitution d’un groupe LFI et la progression des élus proches d’Alain Carignon. Il appelle à élargir les discussions à gauche, tandis que le maire de Seyssinet-Pariset Guillaume Lissy, soutenu notamment par l'édile grenobloise Laurence Ruffin, est candidat à la présidence.
Christophe Ferrari plaidait pour une majorité élargie incluant la droite et le centre : "Des responsabilités pourraient être confiées à la droite ou au centre-droit en matière de mutualisations entre les communes et la Métropole, ou encore en faveur de la proximité, de la territorialisation de l'action publique, etc.".
D’après les estimations, le bloc de gauche soutenant Guillaume Lissy disposerait d’une quarantaine de conseillers, loin des 56 voix nécessaires pour atteindre la majorité au sein d’une assemblée de 110 membres. À quelques jours du vote, les négociations se poursuivent, laissant planer une forte incertitude sur l’issue du scrutin.