Il fait désormais partie du paysage. À Grenoble comme dans toute la région, le moustique tigre poursuit sa progression. Selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et Santé publique France, près de 80 % de la population est aujourd’hui exposée.
Détecté en 2012, l’insecte est désormais implanté dans l’ensemble des 12 départements. En 2025, 1 328 communes sont colonisées, contre 1 192 un an plus tôt, signe d’une progression continue.
Au-delà des nuisances, le moustique tigre peut transmettre des virus comme la dengue, le chikungunya ou le Zika. En 2025, la région a recensé 347 cas importés, liés à des voyages, mais surtout une hausse des contaminations locales.
Au total, 6 foyers de chikungunya (plus de 50 cas) et 2 foyers de dengue ont été identifiés, notamment en Isère, département le plus touché. Des transmissions observées entre juin et octobre, qui confirment un changement de situation.
Cette dynamique s’accompagne d’une intensification des opérations sur le terrain : 326 enquêtes et 134 interventions de démoustication ont été menées en 2025, en nette hausse par rapport à l’année précédente.
Le moustique tigre se développe dans de très petites quantités d’eau, souvent à proximité immédiate des habitations. Pour limiter sa prolifération, les autorités rappellent l’importance de supprimer les eaux stagnantes, de vider régulièrement les contenants et de couvrir les réserves d’eau.
La période de surveillance des arboviroses débute le 1er mai, avec un suivi renforcé dans toute la région.
Le moustique tigre n’est plus un phénomène ponctuel. En Auvergne-Rhône-Alpes, il s’inscrit désormais dans le quotidien… avec des conséquences directes pour la santé publique.