Munis de sifflets , une quarantaine de colistiers de la liste Réconcilier Grenoble ont occupé mardi le point de deal du quartier Hoche pendant plusieurs heures. La liste conduite par Alain Carignon entendait s’opposer frontalement à la doctrine municipale selon laquelle les dealers doivent devenir "les copains d’en bas".
A cette occasion, Place Gre’Net rapporte que les habitants ont été unanimes auprès du candidat aux municipales : "Ils disent tous la même chose : 'libérez-nous, faites que nous ayons une vie moins pourrie que celle qu’on nous a fait jusqu‘à aujourd’hui'. Les habitants veulent qu’on les sorte de là parce que c’est eux qui subissent cette délinquance endémique. Laurence Ruffin ne veut rien faire, nous agirons. À partir du 22 mars, si les Grenoblois nous font confiance, nous serons partout pour faire reculer cette délinquance qui pourrit la vie des Grenoblois", a déclaré Alain Carignon.
Cette opération intervient au moment où le Dauphiné Libéré, dans le cadre d’un comparatif vrai/faux des affirmations des candidats aux élections confirmait que sur 1000 habitants, les Grenoblois sont plus agressés que les Marseillais, ce qu’avait rappelé l'ancien maire face à Laurence Ruffin.
L’occasion pour la liste Réconcilier Grenoble de rappeler son programme sur la sécurité porté notamment par Guillaume Josserand, ex-commandant de la police grenobloise et ex-patron de la Bac. Il comporte 350 caméras de vidéo-protection, le recrutement de 150 policiers en 3 ans, leur armement et un PC opérationnel 24h sur 24.
Sans nul doute que la question de la sécurité à Grenoble sera bien une des motivations forte du vote de dimanche.