Le climat se tend encore un peu plus à Grenoble à l’approche du second tour des élections municipales. Dans un communiqué publié ce jeudi 19 mars, Alain Carignon et sa liste Réconcilier Grenoble annoncent avoir engagé des poursuites judiciaires contre leurs adversaires écologistes et insoumis.
L’ancien maire de Grenoble, arrivé en tête au 1er tour dimanche dernier, affirme être la cible, avec ses colistiers, "d’une campagne de diffamation systématique" menée par Laurence Ruffin, Allan Brunon et leur liste d’union écologistes/LFI.
Alain Carignon évoque "des tracts mensongers, des injures sur les réseaux sociaux" ainsi que des "agressions de colistiers pris à partie sur un marché".
Face à cette situation, Alain Carignon annonce que ses avocats ont déposé plainte pour "injures publiques, diffamation et harcèlement".
Une campagne sous haute tension
Le candidat de droite accuse ses opposants d’avoir "abandonné le débat démocratique" pour mener, selon ses termes, une "campagne de caniveau".
"La fébrilité n’autorise pas tout", insiste-t-il, dénonçant également la diffusion de "fake news" et des "accusations grotesques" qui, selon lui, "tuent le débat démocratique".
Ces attaques s’inscrivent dans un contexte électoral particulièrement serré. Alain Carignon met en avant son arrivée en tête au premier tour et estime que ses adversaires seraient "paniqués" par cette dynamique.
Dans ce bras de fer politique, le candidat affirme vouloir laisser "la justice faire son travail sur les calomnies", tout en poursuivant sa campagne de terrain.
"La ville de Grenoble […] mérite mieux que ces manœuvres désespérées", conclut Alain Carignon, appelant à "rompre avec ces méthodes" et à "réconcilier Grenoble".