"Immense gâchis" : Exalia renonce à sauver la plateforme chimique du Pont-de-Claix

"Immense gâchis" : Exalia renonce à sauver la plateforme chimique du Pont-de-Claix

Présenté comme une solution de relance industrielle après la chute de Vencorex, le projet Exalia ne verra finalement pas le jour au Pont-de-Claix. Ses porteurs dénoncent un système judiciaire et procédural qui aurait empêché la renaissance du site chimique isérois.

Coup dur pour l’avenir industriel du Pont-de-Claix. Après plusieurs mois de travail et d’espoirs autour d’une relance de la plateforme chimique de Vencorex, les porteurs du projet Exalia ont annoncé, ce lundi, abandonner définitivement leur offre de reprise.

Dans un communiqué, Séverine Dejoux, ancienne salariée de Vencorex, et Olivier Six, dirigeant de la société CIC Orio basée à Champ-sur-Drac, disent se résoudre à un retrait "définitif et irrévocable" du projet destiné à relancer une activité autour de la filière chlore-soude.

L’ambition était née après la cession de Vencorex au groupe chinois Wanhua en avril 2025, avec l’objectif de préserver une partie de l’activité industrielle du site pontois, considéré comme stratégique.

Les deux porteurs du dossier évoquent un profond "sentiment de révolte, d’amertume et d’immense gâchis", estimant avoir été freinés par des "verrous procéduraux" incompatibles avec les impératifs industriels.

Pour expliquer cet échec, Exalia pointe directement les conditions de gestion de la liquidation judiciaire de Vencorex.

Les porteurs dénoncent notamment la décision du tribunal des affaires économiques de Lyon, en mars dernier, d’écarter leur première offre financée de reprise des actifs au profit d’une vente à la découpe. Selon eux, une partie importante des installations a été cédée à un ferrailleur, privilégiant un gain financier immédiat au détriment d’une continuité industrielle.

Séverine Dejoux et Olivier Six dénoncent désormais un système qui favoriserait, selon eux, des logiques comptables plutôt qu’un véritable maintien de l’outil industriel. Ils appellent à une réflexion sur les mécanismes des liquidations judiciaires et sur la prise en compte des enjeux sociaux, industriels et territoriaux.

Ce nouvel abandon constitue un revers supplémentaire pour la plateforme chimique du Pont-de-Claix, déjà fragilisée depuis la chute de Vencorex.

0 commentaire
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.
Les champs requis sont identifiés par une étoile *
Si vous avez un compte Grenoble Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.

Le compte Grenoble Mag est gratuit et facultatif. Il vous permet notamment de réserver votre pseudonyme pour les commentaires, afin que personne ne puisse utiliser le pseudo que vous avez enregistré.
Vous pouvez créer un compte gratuitement en cliquant ici.