Une enquête préliminaire avait été ouverte le 5 juin 2024 par le parquet de Grenoble pour des faits de concussion et de recel de ce délit. Elle concernait Éric Piolle, alors maire de Grenoble, et Élisa Martin, alors première adjointe et aujourd’hui députée de l’Isère. Cette enquête faisait suite à des révélations de presse portant sur un système présumé de rémunérations occultes.
Selon Clément Chappet, le dossier a ensuite été transmis au parquet de Valence en mars 2025. Mais, dans sa lettre, l’élu affirme avoir demandé le 20 août dernier où en était la procédure. Il indique que le parquet de Valence lui aurait répondu que “la procédure n’est pas enregistrée au parquet”.
Clément Chappet dénonce une situation “incompréhensible”
Pour le président de Réconcilier Grenoble, cette situation pose question. Il estime qu’après plus de deux ans, le dossier ne semble toujours pas avoir fait l’objet d’un suivi clairement identifié.
Clément Chappet fait également référence à une précédente affaire concernant Éric Piolle, celle de la Fête des Tuiles, qui avait abouti à une condamnation définitive pour favoritisme après plusieurs années de procédure.
Dans sa lettre, l’élu d’opposition dénonce ce qu’il considère comme une forme d’impunité et estime que cette situation peut affaiblir la confiance des citoyens dans la justice.
Une demande adressée au PNF
Clément Chappet demande donc au Parquet national financier de vérifier s’il a été informé de cette affaire et d’étudier la possibilité de s’en saisir. Il s’appuie notamment sur l’article 705 du Code de procédure pénale, qui permet au PNF d’intervenir dans certaines affaires d’atteinte à la probité, notamment lorsqu’elles présentent une particulière complexité ou un impact important.
Dans son communiqué, Clément Chappet, en tant que président du groupe Réconcilier Grenoble, appelle ainsi le PNF à intervenir rapidement afin que les habitants de Grenoble puissent obtenir des réponses sur les faits dénoncés.
À ce stade, la démarche de Clément Chappet constitue une demande de saisine du Parquet national financier. Elle ne préjuge pas des suites qui seront données au dossier ni de la réalité des faits dénoncés.