Cent vingt jours après l’arrivée de Laurence Ruffin à la tête de la Ville de Grenoble, l’opposition municipale passe à l’offensive.
Lors d'une conférence de presse ce lundi, le groupe Réconcilier Grenoble dresse un bilan très critique des premiers mois de la nouvelle maire. Intitulé "120 jours de Laurence Ruffin : 120 jours pour rien", leur document-bilan passe en revue plusieurs politiques municipales, de la sécurité au logement, en passant par les commerces, la culture ou encore les finances.
Selon le groupe présidé par Clément Chappet, la nouvelle équipe municipale n’a pas marqué de rupture avec les précédents mandats d’Éric Piolle.
"Ces premiers jours ne racontent ni une rupture, ni un nouvel élan pour notre ville. Ils témoignent au contraire de la poursuite des mêmes méthodes, de la même ligne idéologique", estime notamment l’opposition. Elle souligne également que plusieurs adjoints de l’ancienne majorité occupent toujours des fonctions exécutives.
Sécurité, commerces, logement… plusieurs dossiers ciblés
Le groupe revient ensuite sur plusieurs sujets d’actualité grenobloise.
En matière de sécurité, Réconcilier Grenoble reproche à la municipalité de ne pas avoir modifié sa stratégie et critique notamment le choix de créer un comité scientifique et éthique sur la sécurité plutôt que d’engager, selon elle, des mesures plus immédiates.
Sur le volet commerce, l’opposition relie les difficultés du centre-ville à la fermeture du parking de l’Esplanade, à la politique de stationnement et à l’accessibilité de la ville. Elle reproche également à la majorité de ne pas répondre aux inquiétudes exprimées par certains commerçants.
Réconcilier Grenoble aborde aussi les questions du logement, de la culture, de la santé, de la laïcité, de la canicule ou encore du budget, en formulant à chaque fois des critiques sur les choix de la nouvelle équipe municipale et en mettant en avant les propositions défendues par les élus d’opposition.
"Quel gâchis", résume Clément Chappet.
Pour illustrer son propos, Réconcilier Grenoble conclut son bilan par une série de six indicateurs qu’il estime représentatifs de ces quatre premiers mois de mandat, parmi lesquels le nombre de policiers municipaux recrutés, le coût du "ciel de rue" installé rue de Bonne ou encore le nombre de piscines ouvertes durant l’été.