Le ton monte à Grenoble après les incidents survenus samedi soir lors du Cabaret Frappé.
Dans un communiqué diffusé ce dimanche, le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble regrette que les militants de La France insoumise ont obtenu l’annulation du concert de Barbara Butch par la violence. Les élus évoquent notamment les appels lancés ces dernières semaines par Allan Brunon à organiser un "blocus militant", avant de dénoncer des "projectiles lancés en direction de la scène, insultes hurlées pendant tout le set" ainsi que des spectateurs "pris à partie".
Pour rappel, la DJ, visée pour ses prises de positions pro-israéliennes, n’a pu se produire qu’une vingtaine de minutes avant l’interruption de sa prestation.
"Les militants ont réussi à faire plier une programmation municipale et contraindre une artiste à écourter sa prestation. À Grenoble, la liberté de jouer et d’écouter de la musique dépend désormais du bon vouloir de La France insoumise", écrivent les opposants du groupe de Clément Chappet.
Réconcilier Grenoble critique également la réaction de la municipalité après les incidents, qui s'était fendue d'un communiqué.
"La Ville a ensuite timidement condamné les menaces par un communiqué succinct, sans nommer les coupables. Mais pas un mot de Laurence Ruffin. Ce silence n’est pas neutre", affirme Réconcilier Grenoble, qui accuse ensuite la maire de "refuser la moindre fermeté quand ses alliés passent des menaces aux actes".
Une demande de plainte au nom de la Ville
Le groupe présidé par Clément Chappet appelle désormais la maire à condamner "publiquement et sans ambiguïté" les violences dénoncées et à déposer plainte au nom de la Ville de Grenoble, organisatrice de l’événement, pour entrave à la tenue d’un spectacle public.
Les élus concluent leur communiqué en interpellant directement Laurence Ruffin : "Va-t-elle enfin assumer de rompre définitivement avec Allan Brunon, en cessant de légitimer les postures de La France insoumise et en cessant de tout leur céder en conseil municipal, confortant ainsi des comportements de plus en plus outranciers où la violence verbale rejoint la violence physique ?".