Le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble interpelle désormais le procureur général près la cour d’appel de Grenoble sur l’enquête préliminaire visant Éric Piolle et Élisa Martin.
Dans un courrier daté du 10 septembre et adressé à Christophe Barret, Thierry Aldeguer rappelle qu’une enquête pour des faits présumés de concussion aurait été ouverte le 5 juin 2024 par le parquet de Grenoble à l’encontre du maire de Grenoble et de son ancienne première adjointe, aujourd’hui députée de l’Isère. Le dossier aurait ensuite été dépaysé au parquet de Valence en mars 2025.
Une réponse du parquet de Valence jugée insuffisante
Le conseiller municipal explique avoir déjà écrit, le 20 août, au procureur de la République de Valence Laurent de Caigny afin de connaître l’état d’avancement de la procédure.
Selon Thierry Aldeguer, le bureau d’ordre pénal lui aurait répondu que "les recherches sont sans résultat à ce jour" et que "la procédure n’est pas enregistrée au parquet", ajoutant que les investigations étaient "probablement toujours en cours".
Une réponse qui ne satisfait pas l’élu d’opposition.
"Cette réponse, plus de deux ans après la révélation des faits par la presse, ne permet ni de connaître l’état réel de l’enquête ni d’anticiper le calendrier de son traitement", écrit-il.
Le précédent de la Fête des Tuiles invoqué
Thierry Aldeguer fait également référence au dossier de la Fête des Tuiles, qui avait lui aussi été dépaysé au parquet de Valence. Il rappelle que cette affaire avait finalement donné lieu à une condamnation définitive d’Éric Piolle en septembre 2023, après un appel. L’élu d’opposition souligne que plusieurs années s’étaient alors écoulées entre l’ouverture de l’enquête et son issue judiciaire.
Il demande donc au procureur général de lui indiquer, "dans la mesure compatible avec le secret de l’enquête", où en est réellement le dossier actuel et quelles sont, le cas échéant, les raisons du délai constaté.
Réconcilier Grenoble demande enfin au procureur général de "veiller, dans le cadre de [ses] prérogatives, à ce que cette procédure soit traitée avec la diligence que requiert l’intérêt public attaché à ce dossier".
Thierry Aldeguer insiste aussi sur la nécessité qu’il n’en résulte "aucun traitement différencié, favorable ou défavorable, lié à la qualité des personnes mises en cause".