La future baignade expérimentale dans l’Isère suscite des interrogations dans l’opposition municipale grenobloise.
Dans un courrier adressé le 18 août au directeur départemental de l’Agence régionale de santé, avec copie à la préfète de l’Isère, le groupe Réconcilier Grenoble demande des garanties sur la qualité de l’eau avant l’opération annoncée dimanche 30 août.
Pour rappel, le règlement communiqué aux futurs participants par la mairie écologiste prévoit notamment la présence de sauveteurs et secouristes, le port de chaussures fermées et d’une bouée de nage en eau libre, ainsi qu’une attestation de savoir-nager pour les mineurs.
La Ville a également précisé que l’ouverture de la zone dépendrait "de la qualité de l'eau, des conditions météorologiques et des autorisations nécessaires".
Trois demandes adressées à l’ARS
Clément Chappet, président du groupe Réconcilier Grenoble, et les élus signataires souhaitent d’abord savoir si des analyses physico-chimiques et bactériologiques récentes ont bien été réalisées à l’endroit précis retenu pour la baignade.
Ils réclament également la communication de leurs résultats au regard des seuils applicables aux eaux de baignade.
Enfin, l’opposition demande à l’ARS de se prononcer sur le protocole prévu par la Ville, en soulignant qu’il ne comprendrait "à ce stade, aucune protection cutanée type combinaison pour les participants".
"Compte tenu du calendrier extrêmement resserré de cette opération, nous vous saurions gré de bien vouloir nous apporter, ainsi qu'aux Grenoblois, une réponse rapide et si possible rendue publique", écrivent les élus.
Le précédent du bassin de la Villeneuve invoqué
Pour appuyer sa demande, Réconcilier Grenoble remet également sur la table la situation du bassin de la Villeneuve.
Le groupe affirme que celui-ci est alimenté par une nappe phréatique classée dès 2021 par l’ARS comme "masse d'eau dégradée" et que cet avis n’aurait été rendu public par les élus qu’en 2024.
L’opposition à Laurence Ruffin estime par ailleurs que des enfants continuent de s’y baigner sans que les familles soient toujours informées des risques qu’elle dit identifier.
Les élus demandent désormais à l’ARS une réponse publique avant l’expérimentation du 30 août, afin que les participants puissent, selon eux, "se baigner en toute connaissance de cause".