A Grenoble, l'implosion chez LFI met Laurence Ruffin en difficulté

A Grenoble, l'implosion chez LFI met Laurence Ruffin en difficulté
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Les premières grosses tensions au sein du groupe insoumis au conseil municipal ont des répercussions sur la majorité de Laurence Ruffin. La maire de Grenoble est sommée par son opposition de renoncer à ce qu'elle a offert à LFI.

La maire écologiste de Grenoble, Laurence Ruffin, n’avait pas besoin de ça après 100 jours de mandat très discutés.

Deux élus sur les treize du groupe de la France Insoumise viennent d’être exclus par Allan Brunon, leur chef de file. En retour ils mènent la charge contre lui, dénonçant auprès du Dauphiné Libéré "un système bien rodé de violences et de jeux de pouvoir", des propos "violents, autoritaires, sexistes, LGBTphobes" et un "harcèlement moral" ayant conduit l'un des deux élus démissionnaires à obtenir des ITT.

Cette confirmation en interne de la violence politique tombe mal : l’alliance avec Allan Brunon au second tour de l’élection municipale avait permis à la liste de Laurence Ruffin de l’emporter au second tour face à la liste d'Alain Carignon, arrivée en tête au premier tour en mars dernier.

Clément Chappet, le nouveau leader de l’opposition, a immédiatement réagi en demandant à la maire de Grenoble d’en tirer les conséquences. Et de se désolidariser de ces méthodes en rompant l’accord secret scellé entre les deux tours, qui avait confié la présidence de la Commission des finances de la Ville de Grenoble à… Allan Brunon.

Pour Clément Chappet, "le groupe Réconcilier Grenoble étant le premier groupe d'opposition au conseil municipal" en voix - 22 000 contre 7000 au premier tour à la liste LFI et en siège avec 12 élus contre 11 au groupe LFI - il est donc plus légitime selon lui pour la présider. "Grenoble ne peut pas continuer à vivre dans l'abjection, la fureur et le mensonge d'un côté, avec de l'autre une maire qui se réfugie dans l'incantation et fait preuve d'une complaisance coupable", poursuit-il, en accusant Laurence Ruffin de ne jamais exiger le retrait des propos insultants de son allié LFI, ni de ne jamais les condamner.

On voit mal comment ce nouvel épisode ne modifierait pas l’équilibre très fragile d’une majorité municipale qui n’a pas encore pris ses marques par rapport aux grandes attentes des Grenoblois exprimées lors des élections municipales.

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