Nouvelle polémique au sein de la vie politique grenobloise.
Dans un communiqué diffusé samedi, le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble s’en prend frontalement à Allan Brunon, leader de La France insoumise, après ses récentes prises de position concernant l’artiste Barbara Butch, invitée du Cabaret Frappé cet été.
Le collectif d’opposition estime que l’élu a franchi une nouvelle limite et demande à Laurence Ruffin, maire de Grenoble, d’intervenir.
Il évoque une "chasse à l’homme, en l’occurrence contre une femme" et accuse Allan Brunon de vouloir s’en prendre à la programmation du Cabaret Frappé, le festival estival organisé par la Ville.
"Rien ni personne ne semble pouvoir échapper à ses dérives brutales et à son extrémisme", écrit le groupe de Clément Chappet, qui estime que l’élu cherche à faire de Barbara Butch "une cible permanente".
Les signataires considèrent que cette attitude est incompatible avec le débat démocratique. "Quel que soit son avis sur une loi ou sur un projet de loi, il ne peut entraîner ni le bannissement, ni la terreur pour son intégrité physique en étant transformé en cible vivante", affirment-ils.
Le collectif appelle Laurence Ruffin à prendre ses distances avec Allan Brunon. "Il est temps que la maire de Grenoble rétablisse les règles de fonctionnement pluraliste de la ville", estime l’opposition.
Les élus demandent notamment à Laurence Ruffin de retirer à Allan Brunon la présidence de la commission des finances de la Ville.
Pour rappel, l'élu insoumis avait déclaré être prêt à organiser un "blocus militant, pacifique" si les organisateurs du Cabaret Frappé maintenaient l'invitation lancée à la DJ connue pour ses prises de position pro-israéliennes.