Le Grand Splash devra attendre.
La baignade dans l’Isère prévue ce dimanche 30 août n’aura finalement pas lieu. Puisque les dernières analyses microbiologiques ont révélé un dépassement du seuil recommandé par l’Agence régionale de santé, conduisant la Ville de Grenoble à reporter l’événement au 12 septembre. Cette nouvelle date resterait elle-même conditionnée à la qualité de l’eau.
"La réalité rattrape aujourd’hui la municipalité"
Le groupe d'opposition Réconcilier Grenoble profite de ce report pour décocher une charge politique contre la maire Laurence Ruffin.
"Après des semaines de communication autour de ce “Grand Splash”, la réalité rattrape aujourd’hui la municipalité : la qualité de l’eau ne permet même pas de garantir la tenue de l’événement", attaque le groupe présidé par Clément Chappet.
L’opposition va jusqu’à présenter cette annulation comme "un nouvel échec pour Laurence Ruffin", estimant que la baignade dans l’Isère aurait été "le seul projet mis en avant par la nouvelle maire" depuis le début de son mandat. Ces appréciations relèvent du groupe Réconcilier Grenoble.
Les résultats des analyses réclamés
Les élus indiquent avoir saisi l’Agence régionale de santé afin d’obtenir l’intégralité des analyses effectuées sur la qualité de l’eau. "Les Grenoblois sont en droit de connaître précisément les données sanitaires sur lesquelles repose l’organisation, puis le report, de cette baignade", estiment-ils.
Le groupe réclame donc la communication de l’ensemble des résultats, après avoir déjà interrogé l’ARS sur les conditions sanitaires prévues pour cette expérimentation.
"Plutôt que de concentrer les moyens de la Ville sur des solutions accessibles quotidiennement aux Grenoblois, la majorité a préféré mettre en scène une baignade ponctuelle dans l’Isère", accuse l’opposition. Et de conclure : "Face au réchauffement climatique, Grenoble a besoin d’un réel plan d’action, et non d’un coup de communication qui tombe à l’eau."