La séquence politique autour de Grenoble-Alpes Métropole continue de provoquer des remous à gauche. Dans un texte publié cette semaine, la section iséroise de l’Alliance Pour la République Écologique et Sociale (L'Après) livre une analyse très critique de l’élection de Guillaume Lissy à la présidence de la Métropole.
Le mouvement évoque un "mercato postdémocratique métropolitain" et estime que la séquence a abouti à un exécutif "décalé sur la droite" malgré une majorité municipale globalement ancrée à gauche dans l’agglomération grenobloise.
Dans ce texte, L'Après revient sur les discussions ayant précédé l’élection du 30 avril et affirme qu’une majorité de gauche était envisageable autour d’un rassemblement d’élus socialistes, écologistes, communistes et citoyens.
Le mouvement considère toutefois que cette dynamique a échoué en raison de divisions internes à la gauche, mais aussi d’une stratégie de rapprochement avec la droite portée selon lui par certains responsables métropolitains.
Le communiqué critique particulièrement "la plupart des élus socialistes et apparentés", accusés de ne pas avoir constitué "un point d’appui mais bien un point de fragilité dans le nécessaire rapport de force avec les droites".
Le mouvement pointe aussi le recul de la parité au sein de l’exécutif, avec "seulement 5 femmes sur 20 vice-présidences".
Malgré ces critiques, l’organisation appelle encore le président Guillaume Lissy à clarifier sa majorité et à engager des orientations plus marquées à gauche, notamment sur les investissements, les transports, le logement social ou encore les questions écologiques.
"L’unité ne se décrète pas juste avant les élections", écrit le mouvement, qui appelle à "construire ensemble les futures victoires dans l’unité".