Au lendemain de l’élection de Guillaume Lissy à la tête de Grenoble Alpes Métropole, le groupe Rassemblement National–UDR dénonce une gouvernance qu’il juge fragile et orientée à gauche.
Dans un communiqué publié le 1er mai, les élus d’opposition estiment toutefois que "le pire a été évité", en référence à l’alliance avec LFI finalement abandonnée par le maire PS de Seyssinet-Pariset.
La Métropole "échappe […] à une gouvernance soumise au pire de l’extrême gauche", affirment-ils.
Les élus RN reprochent cependant à Guillaume Lissy un "manque de courage politique" et une attitude jugée trop conciliante envers la France insoumise lors des négociations précédant son élection.
Ils dénoncent également un accord politique qu’ils qualifient "d’accord de la honte", ainsi qu’une proximité idéologique sur certains sujets.
Plus largement, le groupe RN-UDR critique la majorité métropolitaine, qu’il accuse de prolonger la politique menée jusqu’ici, évoquant notamment une "fiscalité à outrance", une "écologie punitive" et des enjeux de sécurité.
"Les sept années à venir s’annoncent longues", préviennent Enzo Billon et Alexandre Lacroix.