Sans son malaise jeudi dernier, Guillaume Lissy aurait-il été élu président de la Métropole de Grenoble en faisant alliance avec LFI ? Il y a fort à parier que oui.
De l'eau a coulé sous les ponts grenoblois en une semaine, puisque ce jeudi 30 avril, le maire PS de Seyssinet-Pariset a bien été élu, mais avec un nouvel accord, passé cette fois-ci avec le groupe NMC.
Raphaël Guerrero, maire de Jarrie, retirant sa candidature, Guillaume Lissy avait un boulevard grâce aux voix de la droite et du centre.
De quoi provoquer la colère noire d'Allan Brunon, chef de file des insoumis : "Qu’aurions-nous pu faire de plus ? Se mettre à vos genoux pour vous convaincre ? Vous, socialistes butés sur vos idées, ce que vous vouliez c’est un contrat de gouvernance avec la droite".
Sans surprise donc, Guillaume Lissy l'a emporté avec 87 voix. "Oui, nous aurions pu élire un président au forceps au troisième tour dans un certain malaise. Oui une majorité existait pour élire un président, mais pas un exécutif ni un budget. Avions-nous le choix, avions-nous le droit de jouer avec une Métropole éclatée dans laquelle deux blocs se font face ? S’ouvrir aux autres, ce n’est pas renier ses valeurs. La Métropole aura un président clairement à gauche mais qui cherche aussi clairement à trouver le chemin du compromis avec ceux qui pensent autrement", a-t-il déclaré.