La pression ne vient pas seulement de l’intérieur. À Grenoble, ce sont cette fois les territoires voisins qui s’invitent dans le débat sur la présidence de Grenoble Alpes Métropole, à l'occasion du scrutin du jeudi 30 avril.
Dans un communiqué commun, les présidents Henri Baile (communauté de communes Le Grésivaudan), Freddy Rey (communauté de communes du Pays Voironnais) et Jean-Pierre Barbier (Département de l'Isère) prennent clairement position contre la perspective d’un "accord technique" avec La France Insoumise.
Un tel accord aurait, selon eux, des "répercussions" bien au-delà des seuls 110 élus métropolitains.
Car l’enjeu dépasse la gouvernance interne. Les signataires rappellent que la Métropole travaille au quotidien avec les intercommunalités voisines au sein de structures clés : mobilités, urbanisme, gestion des risques ou de l’habitat.
"Les outils de coopération ne peuvent devenir les otages de transactions partisanes", préviennent-ils.
En filigrane, c’est l’équilibre du "Grand Y grenoblois" — cette organisation territoriale élargie — qui est évoqué.
Cette prise de parole intervient après un conseil métropolitain particulièrement tendu le 23 avril, marqué par 13 heures de blocage et des divisions profondes entre élus.
Les trois responsables dénoncent aussi une dégradation du climat politique, évoquant "tensions" et "violence verbale".
Leur message est limpide : refuser "toute compromission" et rappeler que la présidence de la Métropole "ne constitue pas un butin partisan".