Face à la hausse des prix, la proposition revient dans le débat local. Dans l’agglomération, l'UGDT Aire Grenobloise plaide pour la gratuité des transports publics, qu’il juge "urgente" face à la flambée des carburants.
Selon le syndicat, les prix atteignent des niveaux inédits, avec un gazole au-dessus de 2,20 euros le litre et un SP95 proche de 2 euros. Une hausse qui pèse directement sur les ménages, notamment les plus modestes et les habitants des zones périurbaines.
La gratuité serait "la réponse la plus juste, la plus efficace et la plus écologique à cette crise", estime l’UGDT.
Le syndicat pointe aussi le coût des transports en commun locaux, avec un ticket unitaire à 2 euros et des abonnements en forte hausse pour certains publics.
Dunkerque en modèle
Pour appuyer sa position, l’UGDT cite l’exemple de Dunkerque, où la gratuité des bus a entraîné une forte hausse de la fréquentation, passée de 9 à plus de 24 millions de voyages en quelques années.
Plus largement, le communiqué évoque plusieurs initiatives similaires en France et à l’étranger, dans un contexte de crise énergétique.
Le collectif formule plusieurs propositions pour le territoire grenoblois : gratuité des transports le week-end et en période de pollution, ouverture d’un débat public sur la gratuité totale et augmentation du versement mobilité pour financer la mesure.
Pour l’UGDT, l’enjeu dépasse la seule question du pouvoir d’achat : il s’agit aussi d’accélérer la transition écologique en favorisant un report de la voiture vers les transports collectifs.