À l’issue d’un conseil métropolitain marathon, qui s’est achevé la semaine dernière sans élection du président, le groupe RN-UDR dénonce un blocage politique et des négociations qu’il juge inacceptables.
Réunis pendant plus de 13 heures, les élus n’ont pas réussi à s’accorder sur un nom. Une situation que le groupe d’opposition décrit comme chaotique : "une succession de suspensions de séance à outrance et de tractations politiciennes […] avec pour seul objectif la guerre des places".
Dans son communiqué, le RN-UDR vise directement les discussions engagées entre les différents camps, notamment autour de postes à responsabilité. Il évoque des négociations avec la gauche, y compris "la plus radicale", pour tenter de faire émerger une majorité.
Le groupe critique aussi la stratégie de Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset et candidat à la présidence : "voyant la défaite s’approcher, [il] a choisi de se jeter dans les bras de l’extrême gauche grenobloise".
Dans ce contexte, les élus RN-UDR entendent peser dans la suite du scrutin. Avec deux voix, ils estiment pouvoir jouer un rôle déterminant : "Elles peuvent faire basculer la Métropole et doivent être considérées avec tout le sérieux qu’impose la situation".
Le communiqué appelle ainsi les élus, et en particulier les maires, à "prendre leurs responsabilités" face à une élection jugée incertaine ce jeudi.