Après Bétharram, un nouveau scandale dans un établissement catholique ? Une enquête ouverte en Isère

Après Bétharram, un nouveau scandale dans un établissement catholique ? Une enquête ouverte en Isère
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La justice enquête sur de possibles violences sexuelles et physiques commises au sein de l’ancien établissement catholique Montgontier, à Gillonnay, en Isère. Un ancien élève affirme avoir subi des viols dans les années 1960. Les gendarmes cherchent désormais d’éventuelles autres victimes.

Une enquête judiciaire sensible s’ouvre en Isère, sur fond de soupçons de violences anciennes dans un établissement religieux.

La justice cherche à faire la lumière sur de possibles viols, agressions sexuelles et violences physiques qui auraient été commis à Montgontier, un établissement catholique situé à Gillonnay, près de La Côte-Saint-André, fermé en 2002.

À l’origine de l’affaire, le témoignage d’un ancien pensionnaire aujourd’hui âgé de 74 ans, domicilié dans les Alpes-de-Haute-Provence.

L’homme affirme avoir subi des violences sexuelles et physiques entre 1963 et 1967, alors qu’il était collégien au sein de l’établissement.

Selon ses déclarations, les faits auraient été commis à la fois par des religieux et des membres laïcs de l’école.

Son signalement aurait d’abord été transmis à des parlementaires mobilisés après l’affaire de Bétharram, avant d’être porté à la connaissance de la justice au printemps 2025.

Un appel à témoins lancé par les gendarmes

Face à la gravité des accusations, une enquête préliminaire a été ouverte. Les gendarmes de La Côte-Saint-André et de la brigade de recherches de Vienne tentent désormais de déterminer si d’autres anciens élèves ont également pu être victimes.

L’objectif est de recueillir d’éventuels témoignages concernant des violences physiques ou sexuelles, susceptibles d’avoir eu lieu jusqu’à la fermeture définitive de l’établissement en 2002.

Les investigations portent également sur les archives de l’Éducation nationale et celles du diocèse.

La plupart des faits, s'ils se concentrent sur les années 60, seraient prescrits. Mais d’éventuels faits plus récents pourraient, eux, ne pas l'être.

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Gillonnay

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