Dans un communiqué publié trois jours après les heurts devant la salle du conseil municipal, la Ville de Grenoble affirme que les enregistrements pourront confirmer sa version : des élus LFI et leurs accompagnants auraient tenté de forcer le passage. Selon Le Dauphiné Libéré, le parquet, qui a ouvert une enquête, a saisi les images des caméras piétons des policiers. Les images doivent désormais éclairer les circonstances de l’affrontement.
La municipalité conteste ainsi les accusations formulées mardi par Allan Brunon. L’élu insoumis dénonçait des violences policières et accusait la maire Laurence Ruffin d’avoir donné l’ordre de leur refuser l’entrée en raison de leurs keffiehs et d’un message politique affiché sur leurs ordinateurs.
Pour la mairie, le différend portait sur leur comportement. Elle décrit l’arrivée, par les escaliers, de plus de dix élus et proches de LFI, agités et bruyants, munis de feuilles A4 assemblées en pancartes portant le message “Palestine Ruffin Censure”. Les agents leur auraient demandé de déposer ces pancartes et de retrouver leur calme avant d’entrer, sans être entendus.
La mairie assure que les agents ont agi pour maintenir l’ordre et rappelle que l’accès est interdit aux manifestants. Selon elle, leur comportement, et non le port du keffieh, a motivé l’intervention.