La tension politique monte encore à Grenoble après les violences et pillages qui ont marqué les dernières mobilisations.
Clément Chappet, président du groupe d’opposition Réconcilier Grenoble, met directement en cause Allan Brunon, représentant de La France insoumise dans la capitale des Alpes.
L’élu d’opposition s’appuie sur plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux qui montrent Allan Brunon posant aux côtés de personnes vêtues de noir, dont certaines sont ensuite filmées en train de participer aux dégradations.
"Il est impossible que Laurence Ruffin continue à cautionner son colistier"
Pour le chef de l’opposition municipale, ces images doivent désormais entraîner des conséquences politiques.
"Alors que Grenoble est sinistrée, que des commerces annoncent qu’ils ferment définitivement après les pillages, il est impossible que Laurence Ruffin continue à cautionner son colistier", affirme Clément Chappet.
Il rappelle qu’Allan Brunon préside une commission des finances de la Ville et réclame qu’il soit immédiatement écarté de cette fonction.
De nouvelles accusations contre Allan Brunon
Clément Chappet accuse plus largement Allan Brunon d’"encourager" des auteurs de violences et rappelle plusieurs polémiques passées qu’il lui impute, notamment concernant un commerçant menacé, Barbara Butch ou encore la police municipale grenobloise.
"Les Grenoblois et les commerçants qui subissent le saccage de la ville apprécieront la proximité de Brunon aujourd’hui avec les casseurs", poursuit-il.
Au-delà d’Allan Brunon, c’est donc également Laurence Ruffin que vise l’opposition. Clément Chappet lui reproche de maintenir le représentant de LFI dans ses responsabilités municipales et considère que les habitants et commerçants grenoblois "méritent des élus qui les protègent, pas des élus qui se fourvoient avec les artisans du chaos".
Une nouvelle offensive politique qui intervient alors que les conséquences des pillages et dégradations restent au cœur du débat grenoblois.