Nouvelle offensive de l’opposition contre Laurence Ruffin à Grenoble.
Le groupe Réconcilier Grenoble, présidé par Clément Chappet, dénonce une "crise municipale" après la réunion de la commission des finances chargée de désigner son nouveau président.
Selon le communiqué de l’opposition, ce vote intervenait après la démission d’élus LFI qui auraient quitté leurs fonctions en dénonçant le fonctionnement d’Allan Brunon.
Deux élus LFI refusent la présidence
La séance aurait rapidement tourné au blocage.
Selon Réconcilier Grenoble, les élus de Laurence Ruffin ont d’abord proposé Bastien Castillo, puis Khemisti Boubeker, tous deux membres de LFI. Les deux élus ont refusé la fonction et démissionné, en maintenant leur soutien à Allan Brunon pour la présidence de la commission.
Face à cette situation, Laurence Ruffin a finalement désigné son premier adjoint, Abdelwaheb Kismoune, pour prendre la tête de la commission.
Le groupe de Clément Chappet indique avoir alors quitté la séance : "Nous ne pouvons pas cautionner cette mascarade".
Clément Chappet voulait prendre la présidence
L’opposition reproche également à la maire de Grenoble de ne pas avoir retenu la candidature de Clément Chappet.
Réconcilier Grenoble se présente comme le premier groupe d’opposition au conseil municipal et estime que lui confier la commission aurait permis d'assurer un contrôle extérieur sur les finances de la Ville.
Le groupe accuse ainsi Laurence Ruffin de "trahir ses engagements de transparence" et de refuser "tout regard extérieur sur sa gestion".
Réconcilier Grenoble va plus loin et remet politiquement en cause la majorité sur laquelle s’appuie Laurence Ruffin.
Le groupe affirme que la rupture de son accord avec Allan Brunon la replacerait dans la situation électorale du premier tour et la rendrait désormais "minoritaire".
"Laurence Ruffin n’a plus aucune légitimité", tranche ainsi le groupe.
"Elle doit tirer toutes les conséquences de cette situation. Les Grenoblois ne peuvent pas payer six ans de plus le prix de ses calculs d’alliances", conclut Réconcilier Grenoble.